csm Numero 1 - La demande en un coup d oeil 2b5759e515 73a49      Pour accéder au document PDF de la FSE, cliquez sur l'image

ENSEIGNER, UNE VRAIE PRIORITÉ


Des demandes qui font reculer le réseau de plus de quinze ans !


C'est avec colère et indignation que nous avons reçu le dépôt des demandes patronales. Ces demandes tentent de balayer
du revers de la main les résultats des trois dernières négociations et, au nom de l'austérité, feraient reculer de plus de
quinze ans les conditions de travail des enseignantes et enseignants et les services aux élèves. Nous refusons catégorique-
ment ces demandes qui n'ont pour but que de récupérer de l'argent sur le dos de la réussite des élèves, sans vision d'avenir.
Voici les principaux éléments du dépôt patronal :

Revoir la taille et la composition de la classe : une atteinte sans précédent à la réussite éducative

Ainsi, le gouvernement vise :

Par l'addition de toutes ces récupérations, nous pouvons calculer, de façon prudente, une augmentation d'au moins deux élèves par classe, souvent plus, pouvant aller jusqu'à onze ! C'est une attaque directe aux mesures concernant la réussite éducative qui faisaient consensus. Bien que le gouvernement se défende d'appliquer des mesures d'austérité, ce sont là des services directs aux élèves d'une valeur de près de 600 millions de dollars qui sont ciblés par le gouvernement et remis en question dans ses demandes, et ce, après des années de compressions. L'austérité du gouvernement frappe de plein fouet les élèves les plus vulnérables du Québec. Le ministre osera-t-il encore parler de l'égalité des chances ?

Une augmentation fulgurante de la tâche

La partie patronale dépose une demande qui contribuera à augmenter la tâche des enseignantes et enseignants de telle sorte qu'ils pourraient ne plus avoir aucun temps pour préparer, corriger et évaluer leurs élèves à l'école. 

Une autonomie professionnelle bafouée par le gouvernement qui veut pouvoir : 

Les tout-petits, des grands perdants...

Pour les élèves du préscolaire, la partie patronale vise : 

Des conditions de travail qui aggraveraient les difficultés d'attraction et de rétention en enseignement

Ainsi, le gouvernement remet en question : 

Une déconsidération importante des enseignantes et enseignants de la formation professionnelle et de la formation générale des adultes

Ainsi, la partie patronale souhaite : 

Une augmentation de salaire inférieure à l'augmentation du coût de la vie

Le gouvernement propose de geler les salaires pour les deux prochaines années, puis de consentir des augmentations de 1 % pour chacune des trois années suivantes. Cette augmentation de 3 % sur 5 ans est inférieure à l'augmentation du coût de la vie. Les taxes, les tarifs et les frais, eux, ne cessent d'augmenter. 

De plus, il souhaite repousser de 60 à 62 ans l'âge de la retraite sans réduction actuarielle, tout en souhaitant augmenter de 5 à 8 ans la période de calcul du salaire moyen pour la retraite. 

On peut trouver plus de renseignements sur les demandes patronales et sur les négociations à l'adresse de la FSE au www.fse.qc.net ou à celle de la CSQ au www.lacsq.org.

Ces propositions patronales sont inacceptables. La FSE a déjà dénoncé les importants reculs que l'on tente de faire subir au réseau scolaire et elle continuera à le faire sans relâche sur toutes les tribunes.
Nous comptons sur votre soutien indéfectible tout au long de cette négociation. Votre présence aux activités de mobilisation, votre engagement pour la cause de la profession enseignante et vos actions quotidiennes sont le roc sur lequel nous nous appuyons pour dire au gouvernement que nous n'acceptons pas ces récupérations odieuses et que nous voulons améliorer les conditions d'exercice, les conditions d'apprentissage et la réussite au quotidien.

C'est ensemble que nous parviendrons à améliorer l'éducation au Québec !