MOT DU PRÉSIDENT

Par Benoit Houle


Congrès 2017

Comme plusieurs d'entre vous le savent, le congrès du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) est le moment où on adopte des changements aux règlements du Syndicat. Comme ce sont les règlements qui servent de base de fonctionnement dans la gestion de l'organisation et de ses instances, chaque modification a son importance.

Cette année, il s'agit d'un congrès extraordinaire portant principalement sur la composition du conseil d'administration et les mandats de ses membres. Pourquoi en est-il ainsi? Parce qu'en 2015, le conseil régional a accepté de reporter d'une année les discussions sur ce sujet. De plus, lors du congrès de 2013, des changements assez substantiels avaient été effectués quant à la composition du conseil d'administration et des mandats de ses membres. Pour plusieurs, il était clair que cette nouvelle structure serait à l'essai, puisqu'elle soulevait plusieurs interrogations quant à son application. Depuis, les membres du conseil d'administration ont constaté quelques problèmes en lien avec cette nouvelle structure ainsi que d'autres qui persistent de l'ancienne structure. Le conseil d'administration a donc décidé de faire des propositions afin de régler au moins une partie de ces problèmes pour améliorer la structure syndicale du SEE, surtout en ce qui concerne son efficacité.

Je vous invite donc à y participer en grand nombre, car il s'agit de propositions qui ont un impact sur le fonctionnement de l'organisation. Comme c'est votre syndicat, c'est le moment de faire connaître votre opinion sur son fonctionnement.


L'autonomie professionnelle

Depuis quelques années, le ministère de l'Éducation, les commissions scolaires et les directions d'établissement scolaire prennent différents moyens qui affectent grandement l'autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants.

Parfois, c'est fait d'une façon autoritaire, mais la plupart du temps, c'est sous le couvert d'objectifs louables. Il est important d'être à l'affût, car malheureusement c'est souvent synonyme d'une augmentation de restrictions et de tâches. Sans le savoir, nous acceptons souvent de nous en mettre plus sur les épaules et après, nous ne pouvons plus reculer.

Nous retrouvons ces attaques envers l'autonomie professionnelle principalement lorsque nous parlons des normes et modalités d'évaluation, de la convention de gestion, du plan de réussite et du projet éducatif de l'école. Comme je l'ai déjà mentionné, nous le faisons souvent pour bien faire, parce que nous croyons par exemple au travail d'équipe et à la communication avec les parents. Des fois, surtout en lien avec la convention de gestion et le plan de réussite, nous ne faisons qu'énumérer ce que nous faisons déjà, tout en ne sachant pas qu'une fois que cela figure dans ces documents, nous sommes TOUS obligés de faire les actions qui y sont décrites.

Il arrive aussi que nous ayons expérimenté une nouvelle approche pédagogique ou qu'une étude « probante » vienne de sortir. Il n'est vraiment pas obligatoire d'imposer une nouvelle façon de faire à tous si nous trouvons que c'est une bonne idée. Si tout le personnel enseignant le désire, c'est correct, mais son application n'a pas à être obligatoire et surtout, ne doit pas se retrouver dans un document comme un plan de réussite ou dans les normes et modalités d'évaluation.

Je me répète, il est important d'être à l'affût dans ce dossier, car souvent une équipe-école accepte de brimer l'autonomie professionnelle individuelle sans vraiment s'en rendre compte et, si la direction suit le processus prévu, le syndicat ne peut plus par la suite protéger l'autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants de cette école.

Dernièrement, le SEE a mis la main sur un document de la Commission scolaire des Sommets dans lequel les directions sont encouragées à rendre leur école efficace en visant certains objectifs. Parmi ceux-ci, plusieurs viennent malheureusement brimer l'autonomie professionnelle individuelle. Par exemple : organiser des rencontres d'équipe pour avoir des tâches d'évaluation communes et harmonisées; décider en équipe les stratégies efficaces; utiliser les données primaires pour élaborer les évaluations formatives et sommatives; cibler en équipe les apprentissages essentiels qui permettent d'évaluer l'atteinte des attentes du programme-cadre à la place de couvrir le programme. Tout cela a un but louable, mais ces pratiques ne peuvent être obligatoires, à moins que l'équipe-école se soit déjà lié les mains.

En sommes, le travail d'équipe peut toujours se réaliser, mais il faut faire attention qu'il ne vienne pas obliger un enseignant à utiliser ou à appliquer quelque chose qu'il ne veut pas faire.

Voici ce que dit l'article 19 de la Loi sur l'instruction publique :

Dans le cadre du projet éducatif de l'école et des dispositions de la présente loi, l'enseignant a le droit de diriger la conduite de chaque groupe d'élèves qui lui est confié.

L'enseignant a notamment le droit :

10 de prendre les modalités d'intervention pédagogique qui correspondent aux besoins et aux objectifs fixés pour chaque groupe ou pour chaque élève qui lui est confié;

20de choisir les instruments d'évaluation des élèves qui lui sont confiés afin de mesurer et d'évaluer constamment et périodiquement les besoins et l'atteinte des objectifs par rapport à chacun des élèves qui lui sont confiés en se basant sur les progrès réalisés.

Et voici ce que dit notre convention collective (8-1.05) :

Il revient à l'enseignante ou l'enseignant de choisir la démarche appropriée pour la préparation et la présentation de ses cours dans les limites des programmes autorisés.

Je comprends très bien qu'il y a des avantages à uniformiser les pratiques, mais il existe aussi plusieurs avantages à plutôt fournir les outils nécessaires à chaque enseignante et enseignant et à laisser à chacun le choix dans ses pratiques.

L'autonomie professionnelle est un principe inscrit dans la Loi sur l'instruction publique et dans notre convention collective. Elle est, d'une certaine façon, ce qui fait en sorte que nous sommes des professionnelles et des professionnels de l'éducation et non des techniciens.

Je vous souhaite une belle année 2017!

 

HAUSSE DES COÛTS DE RACHAT AU RREGOP À PARTIR DU 1er AVRIL 2017

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

Vous avez peut-être eu au cours de votre carrière des périodes non cotisées au RREGOP que vous pourriez éventuellement racheter, comme des congés sans solde ou du service occasionnel avant 1988 en éducation ou avant 1987 en santé et services sociaux.

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RETRAITE PROGRESSIVE - DEMANDE AVANT LE 1er AVRIL

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail


Principe

L'enseignante ou l'enseignant à temps plein au RREGOP peut, durant une à cinq années précédant sa retraite, réduire sa semaine normale de travail d'un certain pourcentage et cotiser sur son plein traitement, de façon à se voir reconnaître une ou des années complètes aux fins de la retraite.

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REMPLACEMENT LORS D'UN RETOUR PROGRESSIF AU TRAVAIL

Par Isabelle Brière, Hugues Beaudoin et Tommy Lagacé, conseillers en relations du travail
 

ÊTES-VOUS OBLIGÉS DE POURSUIVRE UN REMPLACEMENTLORS D'UN RETOUR PROGRESSIF AU TRAVAIL?

Si vous avez accepté un contrat à temps partiel en remplacement d'une personne en invalidité et que celle-ci revient au travail de façon progressive.

5.1-13 C) de l’entente nationale

1)   Avant le 101e jour de l’année de travail

Si le retour progressif de la personne absente débute durant les 100 premiers jours de l’année de travail, la personne enseignante à temps partiel qui remplace a le choix de poursuivre ou non le remplacement pourvu qu’elle exerce le choix avant que ne débute la période fixée pour le retour progressif. 

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RECLASSEMENT (CHANGEMENT DE SCOLARITÉ)

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

Toute personne ayant accumulé suffisamment de crédits pouvant donner droit à un changement de scolarité doit, pour obtenir un reclassement, fournir à la commission scolaire les relevés de notes, les bulletins, les certificats, les diplômes et tout autre document officiel, s'il y a lieu, et ce, avant le : 1er avril 2017.

Note

Une année de scolarité supplémentaire (30 crédits) vous fait progresser de deux échelons dans l'échelle salariale, soit une augmentation salariale de 8,5 % en moyenne. Les relevés de notes officiels doivent être envoyés à la commission scolaire par l'organisme qui les émet.

Les cours donnant droit au reclassement doivent avoir été complétés au plus tard le 31 janvier 2017.

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PRÉLÈVEMENT 2017

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail


Rachat d'une période d'absence sans traitement (100 % du coût). 

Cliquez sur les flèches pour accéder à la grille de rachat 2017. >>>

Message de la Caisse d'économie Desjardins des Cantons

Cliquez ici pour accéder au message