MOT DU PRÉSIDENT

Par Benoit Houle

 

Une réforme scolaire commandée par les dirigeants des commissions scolaires

Lors du dernier conseil fédéral (Le conseil fédéral est l'instance syndicale où les représentants syndicaux de chaque syndicat local affilié à la FSE se rencontrent pour prendre des décisions et échanger sur des enjeux liés aux conditions de travail des enseignantes et enseignants membres de la FSE.), nous avons discuté des
« écoles efficaces » en lien avec ce qui était sorti dans les médias concernant trois commissions scolaires, dont la Commission scolaire des Sommets. Il en est ressorti que ce que la Commission scolaire des Sommets tente d'implanter est aussi en voie de l'être dans l'ensemble du Québec.

C'est très particulier, car il s'agit d'une nouvelle réforme de l'éducation, mais qui ne se fait pas publiquement. En fait, ce sont les commissions scolaires qui ont décidé de leur propre chef de créer cette vague de changement. Pour expliquer ce qui se passe, je dois premièrement vous dire d'où viennent ces merveilleuses idées de changement. Premièrement, depuis 2009, les commissions scolaires doivent faire une gestion axée sur les résultats. En sommes, elles ont des cibles à atteindre et elles doivent trouver, par le biais du plan stratégique de la commission scolaire, des plans de réussite et des conventions de gestion dans les écoles, des moyens pour atteindre les cibles fixées. Le ministère a, de cette façon, pelleté ses problèmes dans la cour des commissions scolaires et des écoles. Les commissions ont donc commencé à regarder à gauche et à droite pour voir tout ce qui se faisait ailleurs et, un beau jour, elles ont regardé l'Ontario!

Et oui! Cette réforme non annoncée nous provient de l'Ontario et nous est amenée par un gentil monsieur qui est rendu une vraie vedette chez nos dirigeants de commissions scolaires. Le monsieur en question s'appelle Steve Bissonnette, professeur à l'UQO et à TELUQ au département d'éducation. M. Bissonnette voyage beaucoup ces derniers temps, car il est très en demande dans les commissions scolaires.

Une question se pose pourtant. Pourquoi le ministère n'est-il pas l'instigateur de cette réforme? C'est quand même ce dernier qui devrait donner des directives sur des changements de fond. De plus, nous devrions être consultés sur le sujet. Certains points peuvent sembler être de bonnes idées, mais il faut avoir le portrait global pour mieux analyser ce qui est amené dans nos milieux.

Avant d'amener des pratiques de nos voisins de l'Ouest, il serait préférable de tenir compte de l'ensemble des facteurs qui peuvent influencer les taux de réussite, puisque le système d'éducation en Ontario présente quand même plusieurs différences avec le système québécois.

En Ontario, 90 % des classes du primaire ont vingt élèves ou moins; il n'y a pas de projet particulier; il n'y a aucun financement des écoles privées par l'État; la note de passage est de 50 %. il est possible de reprendre seulement les parties de cours qui ont été échouées plutôt que le cours au complet; depuis une dizaine d'années, chaque école secondaire en Ontario peut compter sur une équipe d'intervention qui a pour mandat de suivre à la trace les élèves en difficulté et à risque de décrocher; il existe plus de programmes de formation axés sur les métiers; il y a eu un investissement massif en éducation et la culture reliée à l'importance de l'éducation y est ancrée depuis bien plus longtemps qu'au Québec.

Il se trouve que lors d'un conseil fédéral, nous avons eu la visite d'une délégation ontarienne qui nous a expliqué les dérives vécues dans leurs milieux scolaires en lien avec les « écoles efficaces ». Donc, si notre seule source d'information est M. Steve Bissonnette, il est possible que nous prenions des décisions sans le recul et les données nécessaires.

Le discours entourant les « écoles efficaces » fait référence à des « données ou recherches probantes ». Malheureusement, quand nous parlons à des spécialistes de l'Université de Sherbrooke, ils nous rappellent qu'il existe plusieurs recherches et qu'il ne faut pas s'arrêter aux « données probantes ».

Nous allons devoir rester très à l'affût sur ce sujet, car toute cette réforme n'est pas amenée dans un bloc monolithique. Le tout est amené morceau par morceau. Cela commence par : des communautés d'apprentissage; des capsules pédagogiques; des présentations en assemblée générale sur les résultats de l'école; des discussions sur les bienfaits d'avoir une évaluation commune et sur les bienfaits de déterminer en groupe les approches pédagogiques « gagnantes »; des discussions sur le modèle RAI; des façons communes de communiquer avec les parents; la détermination en groupe des notions essentielles à enseigner dans une matière; etc.

Pourquoi la FSE et votre syndicat local vous demandent d'être à l'affût? C'est que cette nouvelle réforme s'attaque directement à votre autonomie professionnelle, car pour avoir une « école efficace », il faut uniformiser nos pratiques! Bien sûr, nous ne croyons pas que l'uniformisation est la solution. Nous croyons aux bienfaits des formations, mais nous croyons aussi que c'est d'être de réels professionnels de l'éducation que de choisir ses formations et de choisir les approches pédagogiques et les évaluations à appliquer, et ce, d'une façon individuelle.

Si une direction veut que vous uniformisiez vos pratiques, vous avez le droit de dire « non » et celle-ci ne peut pas vous l'imposer.

 

RENCONTRE D'INFORMATION - ASSURANCE-EMPLOI

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail
Par Benoit Houle, président

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DATES DES SÉANCES D'AFFECTATION

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

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MOUVEMENTS DE PERSONNEL

Par Isabelle Brière, Hugues Beaudoin et Tommy Lagacé, conseillers en relations du travail


Tout se déroule au mois de mai. Après l'étape des calculs de la sécurité d’emploi (surplus de personnel au niveau de la commission au 5 mai), nous passons à l'étape des mouvements de personnel (calcul des excédentaires, école par école entre le 5 et le 12 mai).

La personne excédentaire dans son école est versée au bassin d'affectation de la commission scolaire parce qu'elle est moins ancienne dans sa discipline, dans son école. Elle n'est pas MED (personne mise en disponibilité) ou non rengagée pour surplus de personnel. Il y a un poste pour elle dans une autre école. La notion d’excédentaire volontaire a été ajoutée lors des négociations locales. Une enseignante ou un enseignant plus ancien pourrait se porter volontaire et être déclaré excédentaire dans son école, s’il y a un surplus dans son école, dans sa discipline. Il doit faire sa demande par écrit à la commission avant le 1er mai. La commission ne peut refuser une telle demande. Les façons de faire sont différentes d’une commission scolaire à l’autre.  N’hésitez pas à leur demander les détails de leur pratique.

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MUTATION VOLONTAIRE

Par Isabelle Brière, Hugues Beaudoin et Tommy Lagacé, conseillers en relations du travail


1)   Pour toutes et tous

Lorsqu'une mutation volontaire ou une mutation conjointe est accordée, la personne enseignante conserve ses années d'ancienneté accumulées à la commission. Tous ses droits sont transférés à la nouvelle discipline ou à la nouvelle école.

2)   Personnes enseignantes à temps plein

Une personne enseignante à contrat à temps plein qui désire changer de discipline, de champ ou d’école pour la prochaine année scolaire, doit présenter une demande écrite à la commission scolaire en indiquant le nom de l’école ou des écoles visées avant le 1er avril (31 mai pour la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke).  À la CSRS, le formulaire, disponible sur l'intranet de la commission, vous libère de l'énumération des écoles ou des disciplines visées. Les excédentaires ont une priorité sur les postes déclarés vacants.

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RETRAITE AU 30 JUIN 2017 - C'EST MAINTENANT!

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

Si vous vous préparez à quitter pour la retraite, voici quelques informations utiles. Vous trouverez un peu plus loin dans le texte les quelques étapes à franchir avant le grand départ.

À la date de votre retraite, la commission scolaire doit fermer votre dossier et vous verser les sommes qui vous sont dues, soit de façon générale :

  • l'ajustement 10 mois ou « paie d'été » que vous avez accumulé pendant l'année de travail qui vient de s'écouler.
  • l'équivalent en argent des jours de congé de maladie accumulés dans vos diverses caisses de congés, à l'exception de la caisse appelée « non monnayable ». Le solde de ces caisses apparaît sur chacun de vos relevés de paie.
  • les sommes relatives à la compensation pour dépassement du maximum d'élèves, s'il y a lieu.

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RETRAITE PROGRESSIVE - DEMANDE AVANT LE 1er AVRIL - RAPPEL

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

 

Principe 

L'enseignante ou l'enseignant à temps plein au RRE ou au RREGOP peut, durant une à cinq années précédant sa retraite, réduire sa semaine normale de travail d'un certain pourcentage et cotiser sur son plein traitement, de façon à se voir reconnaître une ou des années complètes aux fins de la retraite.


Modalités

  • Le temps travaillé ne peut être inférieur à 40 %;
  • Il faut qu'il y ait entente avec l'employeur;
  • La durée du programme : minimum un an et maximum cinq ans;
  • La prise de retraite est obligatoire à la fin du programme;
  • Le service crédité pour le fonds de pension est d'une année complète par année, peu importe le pourcentage travaillé (sous réserve du minimum de 40 %);
  • Le salaire reconnu pour le fonds de pension est le salaire à 100 %, peu importe le pourcentage travaillé (sous réserve du minimum de 40 %);
  • Pendant le programme, vous cotisez à votre fonds de pension le même montant que si vous étiez à temps plein;
  • Retraite Québec doit fournir une estimation du service qui sera crédité à la fin de la période. Possibilité de prolongation de la période si la projection ne se réalise pas;
  • Les autres modalités de la mesure sont décrites dans la convention collective (art. 5‑21.00).

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SÉCURITÉ D'EMPLOI

Par Isabelle Brière, Hugues Beaudoin et Tommy Lagacé, conseillers en relations du travail

La sécurité d'emploi concerne seulement les personnes qui ont un contrat à temps plein (pas un contrat à temps partiel à 100 %). Les surplus de personnel sont annoncés par ordre inverse d'ancienneté. Il ne s'agit pas de permanence ou de non permanence, mais d'ancienneté.

Nous ne devons pas confondre la procédure de sécurité d’emploi et celle des mouvements de personnel.

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Message de la Caisse d'économie Desjardins des Cantons

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