MOT DU PRÉSIDENT

Par Benoit Houle


Une tâche de plus en plus complexe

Lors de la consultation du ministre en éducation cet automne, plusieurs pistes de solution émises par celui-ci visaient les compétences des enseignantes et des enseignants. En somme, nous devrions être mieux formés pour mieux nous adapter à la réalité de nos classes. Loin de moi l'idée d'être en désaccord avec les bienfaits d'une bonne formation, mais celle-ci ne règle pas tous les problèmes et, encore faut-il que ce soit une formation dont nous avons réellement besoin et que nous ayons les moyens d'en appliquer le contenu.

En fait, quels sont les problèmes?

Il me semble qu'il y en a plusieurs et, à moins que je fasse fausse route, pour plusieurs de ceux-ci, ce n'est pas juste d'une formation que nous avons besoin pour les régler.

Premièrement, depuis 2005, nous avons de plus en plus d'élèves HDAA intégrés dans les classes « ordinaires ». L'objectif est louable, mais cela s'est fait au détriment des EHDAA et des autres élèves. Pourquoi? Parce que les services disponibles en classe, quand il y en a, ne sont pas proportionnels aux besoins nouvellement créés par cette intégration. C'est constructif un plan d'intervention, mais ce n'est pas un moyen! Bien sûr, une formation appropriée peut aider à bien intervenir, mais est-ce suffisant? Je crois que nous connaissons tous la réponse. Nous avons donc plus d'interventions à faire auprès de nos élèves qui ont des difficultés, car nous avons plus d'élèves intégrés et nous avons moins de temps pour nous occuper des autres. Il faut aussi adapter notre enseignement à la clientèle, mais celle-ci n'est pas du tout au même niveau.

Deuxièmement, la réforme ou le renouveau pédagogique ne favorise pas le redoublement. Même s'il est maintenant possible de le faire, il n'est pas fréquent que cela arrive. Nous avons donc plusieurs élèves dans nos classes qui ne maitrisent pas les notions préalables. Nous devons donc différencier nos interventions, mais pour y arriver, il faut du temps et des ressources.

Tout cela, c'est sans parler des écoles qui sont en compétition avec les écoles privées. Cette compétition affecte la composition de la classe en accentuant les problèmes précédents. Il y a dans ces classes « ordinaires » une plus grande concentration d'élèves qui ont des difficultés et qui proviennent d'un milieu socioéconomique défavorisé.

Dans certaines classes dites « ordinaires », il y a plus d'élèves qui ont des difficultés que d'élèves qui n'en ont pas. Cette composition de la classe a un impact sur notre enseignement, car cela ressemble de plus en plus à des classes d'adaptation scolaire. Encore une fois, c'est bien d'avoir une bonne formation pour intervenir auprès de cette clientèle particulière, mais d'un autre côté, cette composition de classe est évitable. De plus, dans une classe d'adaptation scolaire, il y a moins d'élèves et des ressources sont parfois offertes.

Troisièmement, je crois que nous avons pour la plupart constaté qu'il y a un manque d'interventions auprès des élèves qui ont des difficultés.

Un temps fou est consacré à l'évaluation et peu de temps pour l'intervention. On nous demande de pallier à cela, mais il y a une limite à ce que nous pouvons accomplir, autant au niveau des compétences qu'au niveau du temps. Nous ne pouvons être des experts en tout. Cela ouvre la voie aux erreurs et aux frustrations. Les études démontrent qu'il faut intervenir tôt dans le cheminement scolaire d'un élève ainsi que sur les causes de ses difficultés. Pour cela, il faut des ressources ou du temps, lorsque nous avons les compétences!

Tout cela se fait dans un contexte où nos journées pédagogiques sont souvent utilisées pour tenir des rencontres, des comités et des formations. Sans compter la gestion des courriels qui s'est ajoutée depuis quelques années. Nous sommes aussi confrontés à réaliser plusieurs évaluations des apprentissages, ce qui représente une perte de temps et du stress. De plus, nous devons aussi intégrer d'autres matières comme l'informatique ou l'approche orientante dans nos cours.

Finalement, comme je le disais plus tôt, il y a plusieurs problèmes et je ne les ai pas tous nommés. Je crois que nous pouvons affirmer que notre tâche s'est complexifiée et rarement pour de bonnes raisons. Trouvons-nous que le système de l'éducation s'est amélioré grâce à cette complexification?

Le ministre doit comprendre qu'il n'existe pas de solution miracle. Il faut agir sur plusieurs paramètres et cela ne peut pas reposer que sur les épaules des enseignantes et des enseignants. Il ne faut pas aussi saupoudrer l'argent à gauche et à droite. Il faut par exemple revoir la composition de nos classes, l'organisation des ressources d'intervention, l'accompagnement du personnel et l'organisation du temps de travail afin que notre priorité soit la classe et non la gestion de l'école. Il faut rendre l'école un véritable milieu de vie et d'apprentissage. Tout cela ne peut s'effectuer sans investir davantage, car si nous nous trouvons dans la situation actuelle, c'est parce que l'éducation a souvent été perçue comme une colonne de dépense par les gouvernements!

 

"VOUS ÊTES PAYÉS POUR 40 HEURES DE TRAVAIL PAR SEMAINE" — ENTRE LE MYTHE ET LA RÉALITÉ

Par Benoit Houle, président

Vous avez certainement entendu circuler cette phrase, notamment lors de la dernière négociation de la convention collective des enseignantes et enseignants. C'est normal puisque la partie patronale demandait d'introduire dans l'Entente nationale une clause protocole à l'effet que l'échelle de traitement annuel du personnel enseignant est basée sur une moyenne de 40 heures de travail par semaine.

Pourtant, malgré le refus catégorique de la FSE de faire droit à cette demande, certains laissent entendre que les enseignantes et enseignants sont rémunérés pour 40 heures de travail par semaine. C'est complètement faux! D'ailleurs, pourquoi la partie patronale l'aurait-elle demandé si c'était déjà le cas?

D'abord, l'Entente nationale fait un lien direct entre la tâche éducative et la rémunération (clauses 6-7.01, 6-8.01, 8-6.02 C) et clauses correspondantes à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes). Donc, l'enseignante ou l'enseignant est rémunéré en fonction de sa tâche éducative. Dit autrement, son pourcentage de tâche éducative lui donne droit à un pourcentage du traitement annuel en fonction de son échelon dans l'échelle de traitement. Par ailleurs, la contrepartie à cette rémunération est l'obligation pour l'enseignante ou l'enseignant détenant une tâche à 100 % de respecter une semaine régulière comportant 32 heures de travail à l'école (clause 8-5.01). Pour le reste, c'est en fonction de l'autonomie professionnelle propre à chaque enseignante ou enseignant qu'il revient de déterminer le nombre total d'heures nécessaire pour dispenser son enseignement.

Les 40 heures souvent faussement invoquées, en lien avec la détermination des heures réputées travaillées aux fins d'assurance-emploi, réfèrent uniquement à un maximum d'heures. En effet, pour l'assurance-emploi, il faut multiplier par deux le nombre d'heures de la tâche éducative jusqu'à un maximum de 40 heures. Il n'est aucunement question de relier cette méthode de calcul à une obligation quelconque d'exécuter un nombre d'heures de travail précis.

De plus, vers le milieu des années 90, une enquête faite auprès des enseignantes et enseignants de tous les secteurs d'enseignement concluait que ces derniers travaillaient, dans les faits, autour de 40 heures par semaine en moyenne. Mais encore là, cette enquête n'avait pas comme objectif de relier la rémunération à un nombre total d'heures de travail hebdomadaire. Elle visait à établir une base annuelle comparative de l'emploi d'enseignante ou d'enseignant avec d'autres emplois de la fonction publique. Il faut éviter de faire des extrapolations douteuses permettant de justifier des positions souhaitées sur la rémunération.

Il faut éviter de confondre les faits et les souhaits!

 

SESSION DE PRÉPARATION À LA RETRAITE 2016-2017

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail


1. Clientèle visée

Prioritairement, les personnes qui prendront leur retraite d'ici les cinq prochaines années. La personne conjointe est invitée à participer.

VEUILLEZ APPORTER UN ÉTAT DE PARTICIPATION RÉCENT DE RETRAITE QUÉBEC (ANCIENNEMENT LA CARRA). CELA FACILITERA LA COMPRÉHENSION D'INFORMATIONS PLUS TECHNIQUES. SI VOUS NE L'AVEZ PAS, VOICI COMMENT L'OBTENIR :

- COMPOSEZ LE 1 800 463-5533 (SANS FRAIS);
- PRÉVOYEZ DE QUATRE À HUIT SEMAINES POUR LE RECEVOIR.

2. Horaire

• Le vendredi 21 avril 2017, de 18 h 45 à 21 h 45 (Inscription à compter de 18 h et pas de souper prévu à l'horaire).
• Le samedi 22 avril 2017, de 9 h à 16 h.

3. Lieu

Hôtel Estrimont Suites et SPA
44, rue de l'Auberge
Orford (Québec) J1X 6J3
Téléphone : 819 843-1616 Sans frais : 1 800 567-7320 et 1 866 430-4982

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FORMATION : DROITS PARENTAUX

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

Vous êtes enceinte?
Vous serez bientôt papa?
Vous désirez adopter un enfant?

Vous avez des droits prévus dans :
• Votre convention collective (droits parentaux);
• Le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP);
• La Loi sur la santé et la sécurité du travail (retrait préventif).

Nous vous invitons à une rencontre d'information d'environ 2 heures :

DATE : Le lundi 5 décembre 2016
HEURE : De 17 h 15 à 19 h 30
ENDROIT : Salle des commissaires
CSRS, 2955 Boulevard de l'Université à Sherbrooke (À gauche de l'entrée principale)
Stationnement gratuit à partir de 16 h 30

Veuillez svp vous inscrire auprès de madame Caroline Audet, avant le 25 novembre, par courriel à l'adresse caudet@seestrie.org ou en composant le 819 563-5121, poste 233.

Un repas gratuit est offert

Monsieur Mario Labbé, conseiller à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), spécialisé dans les droits parentaux et le RQAP, sera sur place et répondra à toutes vos questions.

Au plaisir de vous rencontrer!

 

VÉRIFICATION DE L'ANCIENNETÉ - RAPPEL

Par Isabelle Brière, conseillère en relations du travail

Comme chaque année, à cette période-ci, nous devons tous nous appliquer à vérifier notre ancienneté. Les personnes déléguées recevront, au début du mois de novembre, la liste fournie par la commission scolaire, mise à jour au 30 juin 2016, et un guide concernant la façon de calculer l'ancienneté.

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NOUVEAUTÉ À LA CONVENTION — TNP SUR TEMPS DE PAUSE

Par Hugues Beaudoin, conseiller en relations du travail


Voici une autre nouveauté en lien avec l'Entente nationale 2015-2020. Cette nouvelle disposition est le fruit de quelques sentences arbitrales et de la Loi sur les normes du travail.

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GUIDE PRATIQUE DU RETRAIT PRÉVENTIF DE L'ENSEIGNANTE ENCEINTE

Par Tommy Lagacé, conseiller en relations du travail
 

Le programme

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) administre un programme de prévention appelé « Pour une maternité sans danger », destiné à assurer aux femmes enceintes ou qui allaitent un milieu et des conditions de travail sécuritaires eu égard à leur situation.

Ce programme vise le maintien en emploi de la travailleuse enceinte ou qui allaite par l'élimination de certains dangers identifiés.

Les dangers

Les principaux risques associés à l'enseignement ont trait aux maladies infantiles contagieuses (particulièrement au préscolaire et au primaire), aux élèves violents, aux contacts avec des matières dangereuses (exemple : laboratoire de sciences) ou aux positions dites contraignantes (exemple : longues stations debout ou accroupie ou passages fréquents dans les escaliers).

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RETRAIT PRÉVENTIF - MISE EN GARDE

Par Tommy Lagacé, conseiller en relations du travail

En raison du nouveau mode de traitement des dossiers de retrait préventif pour les enseignantes détenant un contrat à temps partiel pour une partie d'année, il sera important de communiquer rapidement avec le syndicat pour l'évaluation de votre dossier. Désormais, la CNESST tiendra seulement compte du total des sommes gagnées durant votre contrat pour la détermination de vos prestations et ignorera l'ensemble des possibilités de gains futurs. En raison de ce mode de calcul, certaines d'entre vous recevront moins de la moitié des prestations qui leur sont dues. Cette façon de faire est contraire à l'application faite par les tribunaux.

Notez que vous avez 30 jours pour contester cette décision et tenter de faire rectifier les prestations qui vous sont versées.

 

ORDRE D'UTILISATION DES CONGÉS LORS D'ABSENCE

Par Tommy Lagacé, conseiller en relations du travail

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TABLEAU DES PRIMES PAR 14 JOURS POUR L'ANNÉE 2017

Par Tommy Lagacé, conseiller en relations du travail

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EVB (ÉTABLISSEMENT VERT BRUNDTLAND)

Par le comité EVB et les responsables réseaux : Isabelle Martineau, Paule Desrochers, Isabelle Rodrigue, Nancy Bédard et Denis Poulin

Saviez-vous que le mouvement EVB est bien plus qu'un mouvement écologique? Il inclut les valeurs de pacifisme et de solidarité et traite de démocratie. Saviez-vous que le document pour accréditer votre école au mouvement EVB a été simplifié et que votre école organise peut-être déjà une multitude d'activités touchant ces quatre aspects?

Saviez-vous que le mouvement EVB est né de la centrale CSQ et qu'un comité vous offre soutien et matériel gratuitement afin d'organiser des activités stimulantes à votre école?

Saviez-vous que plusieurs organismes de la région peuvent aussi vous apporter un soutien et une expertise?

Saviez-vous qu'un comité au SEE est disponible pour vous accompagner ou pour vous partager les informations au sujet du EVB et qu'il organise des activités structurantes régionales afin de faire rayonner le mouvement?

D'ailleurs, un souper régional avait lieu le 10 novembre 2016. Plusieurs représentantes et représentants des organismes de la région sont venus présenter leurs services dont Croquarium, Amnistie, le Centre de tri et l'Université de Sherbrooke. On y a présenté les prochaines activités structurantes prévues dont un concours de poèmes, de photos et une chanson à partager. Les écoles de la région nous ont aussi partagé les activités qui sont vécues dans leur école. Un moment très enrichissant.

Saviez-vous que sur le site du SEE une page est dédiée au comité EVB et que vous y retrouver tous les documents pertinents?

Finalement, le comité EVB-SEE vous invite à communiquer avec lui pour toute question ou demande concernant le mouvement.

 

 

Message de la Caisse d'économie Desjardins des Cantons

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